Interview pour le Louvre

Cette vidéo a été réalisée dans le cadre de l’exposition Figure d’Artiste dans la Petite Galerie du Louvre (25 septembre 2019 – 29 juin 2020).

A propos
Le format vidéo étant volontairement court, toutes les informations et particularités des matériaux employés n’ont pu être inclues. En conséquence le discours et les étapes sont simplifiées sur la base des études du C2RMF du détail reproduit.
Cette vidéo s’inscrit dans la tradition de la copie au musée du Louvre. Après la Révolution Française, le musée permettait pour la première fois à des peintres n’ayant pas accès aux ateliers de peinture (statut social trop bas, femmes…) de venir s’entraîner au Louvre. La copie au Louvre, même si elle est aujourd’hui associée à l’image romancée des faussaires, est en réalité une école gratuite pour les débutants souhaitant apprendre à dessiner et peindre.
Dans cette démonstration, je m’attache à détailler les techniques de création d’une peinture à l’huile, de la préparation de la toile, aux touches finales. L’oeuvre choisie par le Louvre pour l’exercice est un détail de Attribut de la Peinture, de la Sculpture et de l’Architecture peint en 1769 par la peintre Anne Vallayer-Coster. Il s’agit de son morceau de réception à l’Académie de peinture, c’est-à-dire une oeuvre qui démontre son savoir-faire technique et sa connaissance des codes de la peinture classique pour entrer dans la légende des grands peintres Français. Cette oeuvre est exemplaire des « règles de l’art » au XVIIIème siècle en France.
L’exercice de copie respecte les analyses pigmentaires du C2RMF sur le tableau original conservé au Musée du Louvre, INV 8259, Sully, 2ème étage, Salle 933.

 » Mademoiselle Vallayer nous étonne autant qu’elle nous enchante. C’est la nature rendue ici avec une force de vérité inconcevable, et en même temps une harmonie de couleur qui séduit. Tout y est bien vu, bien senti ; chaque objet a la touche de caractère qui lui est propre ; enfin nul de l’Ecole française n’a atteint la force du coloris de Mlle Vallayer, ni son fini sans être tâtonné. Elle conserve partout la fraîcheur des tons et la belle harmonie. Quel succès à cet âge ! Et pourquoi  faut-il que ses grands talents soient autant de reproches que son âge et son sexe font à notre faiblesse ? « 

– Denis Diderot, Salon de 1771, dans Œuvres T.IV : Esthétique –Théâtre, Laurent Versini (ed), Paris, Robert Laffont, coll  Bouquins, 1996

 

 

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