Qui sommes-nous ?

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L’Operatorium est une structure développée depuis 2016 par Ségolène Girard.
Fondé au départ pour la conservation-restauration spécialisée dans les papiers et cartons anciens, Ségolène Girard, désireuse de communiquer autour de la conservation préventive et de faire connaître la restauration moderne à un public élargi de professionnels et d’amateurs, a créé cette plateforme afin de regrouper ses activités en ce sens.
Vous pourrez retrouver sur ce site toute les actualités de ses projets de formation à la conservation préventive, communications autour de son projet de recherche SINTEVA cuirs synthétiques brevetés pour la restauration des reliures, son étude des matériaux historiques du peintre et de l’artiste, et la confection de toiles à peindre sur-mesure de qualité supérieure. (Photo@emmbrousse)

Biographie

D’origine tourangelle, j’ai grandi sur les bords de Seine de la ville des impressionnistes (Chatou) dans une famille passionnée d’Histoire. Quand d’autres enfants avaient peut-être accès aux nouvelles technologies à la maison, pour ma part, le quotidien était plutôt rempli par des meubles et des objets anciens là où aurait pu traîner, chez mes camarades, une télé. A Noël, nous étions plutôt du genre à aller à l’hôtel des ventes pour remplir un intérieur où il ne fallait pas s’asseoir sur les sièges brodés.
Il faut bien dire que pendant un temps j’aurai pu rejeter d’un bloc cet environnement total, et je traînais un peu les pieds dans les musées qu’il fallait arpenter chaque week-end. Mais d’une nature contemplative, j’appris plutôt à me poser devant les œuvres d’art et le mobilier, de sorte que j’en connaissais absolument les moindre détails et pouvait inventorier de tête la maisonnée.
Les signes avant-coureurs, il y en a eu quelques uns ; savoir à dix-huit mois dessiner et refuser de marcher ; à sept ans construire des maisons en papier qui ne tenaient pas – et pour autant m’acharner à faire de multiples languettes de papier pour maintenir à peu près droits des tables et des fauteuils miniatures ; être fascinée par la scène d’ouverture de Titanic où les archéologues marins nettoient un dessin et être tout à fait indifférente à Leonardo Dicaprio ; et puis à dix ans c’est le déclic.
Mes parents mettent toutes leurs économies dans la ruine la plus ruinée. Adieu définitif à toute forme de technologie, de plages ou de montagnes pour le restant de leurs jours. Le pari est fou, et pourtant une fois de plus, je me prends au jeu dans une forme de compréhension silencieuse de notre patrimoine qui m’habite comme une pensée persistante. J’arpente les vieilles pierres et chaque muret, j’observe chaque lierre percer la muraille et risquer sa stabilité, je note les graffitis modernes et anciens me demandant lesquels ont vocation a être effacés, à être respectés…ma famille voit heureusement son dévouement récompensé par des prix de sauvegarde du patrimoine rural remis par l’association des Maisons Paysannes de France, les Monuments Historiques, et l’association des Vieilles Maisons Françaises.
Finalement, j’entends parler pour la première fois de restauration à force de côtoyer les artisans en rodant près des chantiers, et par ma mère qui s’implique alors dans l’association de sauvegarde de l’Observatoire du Patrimoine Religieux. Étrangement, le reste fût presque une histoire de hasards quand j’entendis parler des formations diplômantes et, qu’ayant été acceptée dans l’une de ces formations, je recevais six ans plus tard le diplôme de conservateur-restaurateur des arts graphiques.»
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